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Avant 1975, l’adultère était un délit pénal. Mais les sanctions les plus sévères étaient réservées aux épouses. D’après l’article 337 de notre précédent Code pénal, une femme ayant commis un adultère risquait d’être emprisonnée pour une période allant de 3 mois à 2 ans. Le système judiciaire était cependant plus indulgent avec les maris, qui eux, ne risquaient qu’une amende de 360 à 7200 francs, et seulement si la maîtresse était logée au domicile conjugal. À partir de 1940, sous la France de Vichy, l’adultère était considéré comme un crime allant à l’encontre de l’esprit de famille. Jusqu’en 1944, l’un des objectifs du gouvernement était de multiplier les poursuites pénales contre les personnes coupables d’adultère. Cette inégalité dont les épouses étaient victimes sera supprimé avec la loi du 11 juillet 1975. À partir de cette date, il n’y aura plus de sanctions pénales. Si les hommes avaient, il y a encore 30 ans, le quasi-monopole de l’infidélité, les femmes sont depuis peu de plus en plus nombreuses à avoir un amant. Cela s’explique par l’émancipation progressive de la femme et par l’évolution de son rôle social. Depuis la fin des années 60, la femme s’ouvre sur l’extérieur de son foyer, et a donc, tout comme l’homme de multiples opportunités de rencontrer d’autres partenaires. En France, 60% des liaisons extraconjugales naissent sur le lieu de travail.
Les psychologues expliquent ces chiffres de manière très claire : il est plus facile de s’attacher et d’avoir une relation amoureuse avec une personne qui partage notre quotidien et nos intérêts. Étant donné que l’on passe plus d’un tiers de notre temps en semaine au travail, il se crée souvent des liens plus fort que la simple collaboration.